
Parmi les impactes de la crise économique mondiale s’affiche le recul du nombre des nouveaux véhicules mis en circulation au cours de l’année écoulée d’environ 25 % à 30 % par rapport à l’année précédente, malgré que des indicateurs de hausse sont perceptibles depuis deux ou trois mois.
La raréfaction et les besoins gargantuesques en pétrole des nouvelles économies, ont alourdi l'addition du prix des carburants, c’est ce qu’a révélé l'étude Ifop de février dernier commanditée par Direct Assurance. Cette dernière atteste que 75% des Français considèrent avoir vu leur budget automobile croître l'année écoulée. Néanmoins, 45% parmi eux estiment ne pas avoir changé leur consommation.
D’après l’étude annuelle de l’Automobile Club, les automobilistes ont vu en moyenne leur budget auto hausser d’environ 3% en 2008, une augmentation qu’ils ont délimiter en minimisant le kilométrage parcouru.
Le président Didier Bollecker a souligné mercredi devant la presse que"Ce sont des augmentations extrêmement significatives qui viennent obérer le budget de l'automobiliste", du fait que le coût global du kilomètre parcouru a haussé en 2008 de 5% pour le véhicule essence (0,59 euro/km) et de 7,3% pour l’automobiliste diesel (0,48 euro/km).
En 2008, la plupart des postes du budget de l'automobiliste ont connue une hausse considérable. De ce fait, pour le conducteur essence, le prix d'achat du véhicule était en hausse de 3,2%, les tarifs de main d'oeuvre d’environ 4,8%, les pièces détachées de 5,9%, le poste garage de 2,9% et les péages de 2,9%. Seuls les frais financiers et l'assurance sont stables au niveau de l'inflation.
En somme, quand les Français parlent de leur voiture, la croissance des prix du carburant se fait entendre. Et malgré les différences entre les conducteurs fréquents et occasionnels, il en ressort nettement que les personnes profondément touchées sont celles qui ont les revenus les plus modestes.
